Véronèse

                     Cobra

                                       et Fauvette (Tara)


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De l'histoire de ces rencontre est née l'Association VERONESE qui lutte pour la défense des chats par le biais de la stérilisation, évitant ainsi leur prolifération et tous les problèmes qui peuvent en découler.

lettre de Véronèse 

On m’a prénommé Véronèse. Je suis un petit chat "sauvage" . Je suis né dans un jardin et je n’ai jamais connu cet être supérieur que l’on appelle l’Homme.

Or l’Homme dans son immense sagesse a décidé que je ne devais pas rester un petit sauvageon, ni moi ni mon frère qu’ils ont appelé Vibrice.

Alors on nous a capturés puis mis en cage en nous demandant de rentrer dans le rang. 

Quelle panique, quel désespoir !! Qu’avions nous commis comme faute ? On nous a privés de notre liberté, plus de ciel au dessus de nos têtes, plus de vent pour chatouiller nos moustaches, des barreaux devant nous, un mur qui nous entoure. 

Oh, les femelles de l’Homme sont très gentilles, elles nous apportent à manger, à boire, elles nous parlent mais nous ne comprenons pas leur langage . Elles approchent leurs mains pour essayer de nous toucher. 

C’est effrayant, elles sont si grandes et nous avons si peur. 

Alors nous nous terrons, abaissons nos oreilles et parfois même crachons. 

Peut-être vont-elles nous laisser ? 

Et cette manie d’allumer la lumière par surprise, sans même nous prévenir, et cette autre de claquer les portes. 

Que de bruits inconnus, source de terreur, et ces cris, ces aboiements, qu’est-ce que c’est ? 

Nous ne comprenons rien. 

Où est notre petit coin bien abrité dans l’herbe où nous nous cachions, au calme pour dormir ? 

Nous sommes terrifiés, nous avons perdu tous nos repères et nous ne comprenons pas ce que l’on attend de nous. 

Et puis, un jour, on m’attrape à nouveau, on me met dans une autre cage et on m’emmène dans une chose bizarre qui roule. 

Comme c’est étrange ! 

Il vaut mieux ne pas bouger, peut-être oubliera-t-on ma présence. 

Nous arrivons dans un lieu bizarre, plein d’odeurs inconnues d’animaux malades, blessés, apeurés. 

Je tremble. Que va –t-on me faire ? Pourquoi cette femelle d’hommes me regarde-t-elle de cette façon ? Je ne comprends pas ce qu’elle me dit mais le ton de sa voix est si plein de tristesse, d’amertume et … oui de la colère. 

Pourquoi ?    Qu’ai-je fait ? 

L’Homme habillé de blanc me regarde lui aussi. Ils parlent de moi ? 

Pourquoi approche-t-il cette aiguille de ma patte ? Pourquoi me saisit-elle si violemment ? 

Ah, nous repartons maintenant. Elle me parle, des larmes coulent de ses yeux, elle crie aussi. 

Je sais qu’elle me demande quelque chose, mais quoi :

            de cesser d’avoir peur ? 

Comment le pourrais-je ? Comment lui faire comprendre que j’ai besoin d’un petit coin à moi, où je puisse rester seul, au calme, dans la pénombre. 

Juste pour que mon cœur cesse de battre si fort qu’il m’en fait mal. 

Pour que je puisse fermer les yeux, confiant et serein. 

Pour qu’enfin me parvienne le son d’une voix douce, rassurante, d’une voix qui ne demande rien mais qui distribue des mots si tendres que l’envie de tendre mon cou vers elle, un jour, devienne alors plus forte que ma peur. 

Aujourd’hui je tends mon cou vers ma maîtresse et je lui donne tout l’amour que je n’avais jamais donné. 

Je resterai toujours un peu sauvageon mais j’ai gagné le droit de vivre. 

Parce qu’on m’en a laissé le temps,Parce qu’on m’en a donné les moyens,Parce qu’on a cru en moi ! 

Mais qu’en est-il des autres ? 

Qu’a-t-on fait de Vibrice ? Bien sûr, il était plus  sauvage que moi, il aurait juste eu besoin de plus de temps et d’attention. 

Qui est cet Homme pour décider de qui doit vivre ou mourir ? 

D’ailleurs ne serait-ce pas un peu de sa faute si moi ou Vibrice nous sommes retrouvés à vivre dans ce jardin ? 

Ma maîtresse me dit merci chaque jour d’être là, Vibrice aurait pû être là aussi pour quelqu’un. 

                                                                                  Véronèse

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Elle m’a appelé COBRA.  

Drôle de nom pour un chaton !  Il faut bien reconnaître que quand je suis arrivé chez elle, il y a un mois et demi, je n’étais qu’une boule de poils hérissés de terreur et de haine. Et je le montrais bien. Comment ! On avait osé me mettre en cage, moi le digne descendant de Félis ….. 

Je ne me privais pas de cracher et de mordre. Ma maîtresse dit que je suis fier et arrogant. Ce soir je suis sur ses genoux, allongé et ronronnant. Même si je suis toujours grincheux et même souvent encore agressif, j’ai des moments où comme ce soir, je me laisse aller à rechercher la caresse, l’attention. Je suis dans ses bras, au chaud, je n’ose pas encore dire « en sécurité », je l’embrasse je me pelotonne. Je commence à me dire qu’il peut être bon de se laisser aller à la confiance et à l’amour. Pourtant ce n’était pas une évidence. 

Je suis arrivé au refuge complètement sauvage, sauvage et agressif. Que pourrait-on faire de moi ? Comment canaliser ma peur dans ce milieu bruyant, où l’on m’avait enfermé. Moi qui rêve de liberté me voilà réduit à vivre dans un univers inconnu et terriblement menaçant. 

Alors ma maîtresse m’a emmené chez elle, en cage bien sur avec ma petite sœur. Oh ! Dès qu’elle mettait sa main dans la cage ou même s’en approchait, je me jetais sur elle en crachant, toutes griffes dehors. Et puis ma petite sœur, plus douce que moi quoique craintive est partie. 

Je me suis retrouvé tout seul dans cette cage. 

 Alors j’ai laissé la main me toucher. Doucement, timidement. Et il s’est passé quelque chose. Je me suis mis à ronronner sous cette caresse. Il m’a fallu encore des jours pour me détendre et perdre mes réflexes de défense. Aujourd’hui, je suis lâché dans la maison. Je me suis même trouvé un grand frère. On l’appelle Véronèse. Je joue, je dors sur le lit avec lui. Je mange même avec lui dans sa gamelle. Je suis bien. 

Pour ma sécurité ( une des chattes de la maison ne me tolère pas trop et puis je risque de me faufiler derrière mon frère par la chatière ) ma maîtresse me remet dans ma cage et m’enferme dans le bureau. Mais chaque soir avant de m’endormir, nous restons tous les deux avec juste une petite lampe et nous nous câlinons pendant une grosse demie-heure. Câlins, ronrons, patouilles, yeux dans les yeux, museau contre museau. Elle me dit qu’elle m’aime, qu’elle est très fière de moi, que je resterai toujours dans son cœur, qu’elle avait peur de moi mais que avec de la patience et de l’amour, j’avais su l’apprivoiser. 

Alors j’ai un message pour tous mes compagnons d’infortune : Si on vous donne une chance, ne la gâchez pas. Tous n’auront pas de main tendue, beaucoup s’endormiront sans avoir jamais connu l’amour d’un humain, et à tous les Yaca du monde, je veux dire que rien, jamais, n’est aussi simple qu’un Yaca.

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Fauvette 

Je t’ai vue pour la première fois dans une de ces cages que je dois détester autant que toi. Sur le moment je n’ai pas prêté attention, tant m’est devenu familier ce misérable spectacle d’animaux terrorisés, enfermés, crachant leur peur. Et puis Véronèse remplissait mon cœur. Il était pour moi l’incarnation de tous ces chats voués à la mort pour stress et timidité non surmontés. Ne pouvant pas les sauver tous j’avais mis en lui tout l’amour, toute la confiance et tout le respect que j’ai pour eux.

Un matin Véronèse n’est pas rentré… Autant j’aime les mots, autant je n’en trouve aucun. 

Véronèse. 

Et toi tu étais là, à cracher et à me regarder avec tes yeux si ronds. Je ne voulais pas t’aimer. Pourquoi faire ? Tu ne voulais pas de moi, et moi non plus. 

Véronèse ne rentrait toujours pas. 

Il est vrai que tu lui ressembles. Grise, les yeux verts, apeurée, le poil rêche et les côtes saillantes. 

Mais tu n’es pas lui. 

A ce moment, je crois pouvoir dire que je vais te voir parce que c’est ce qu’on attend de moi. Je ne t’aime pas, tu n’es pas lui. Et puis tu grognes, peut-être n’es tu même pas gentille ? 

Véronèse n’est toujours pas là.

Alors je te raconte mon histoire d’amour avec mon « Amoureux Chat » et je laisse couler les larmes que jusqu’ici je refoulais. Je te fais une promesse : je ne le recherche plus à travers toi, je te prends comme tu es.

Le moment n’étant pas venu, je ne peux pas te prendre chez moi tout de suite.

Le destin s’en mêle et m’apporte un soir, un merveilleux chaton, aussi beau et aussi gris que Véronèse, et si petit si fragile. 

Il serait si facile de se laisser aller. 

Mais tu es si malheureuse. Et que va-t-on faire de toi ? Tu craches, tu grognes. Personne ne t’aimera jamais. Va-t-on décider de t’endormir pour toujours ? C’est malheureusement le choix qui sera retenu faute d’une autre solution.

Alors je te ramène à la maison, pas totalement convaincue, mais quand même tu as bien voulu ronronner sous mes caresses, on verra. 

Et on a vu. 

3 jours !! Il t’a fallu seulement 3 jours pour sortir de ta cage, accepter et réclamer les caresses et même aller jouer avec mon fils de 5 ans aux billes ! 

Aujourd’hui cela fait une semaine que tu fais partie de notre famille, et ce matin tu es venue, seule, de ta propre initiative, nous rejoindre sur l’oreiller et nous donner une heure de câlins et de ronrons. 

Alors je crois avoir le droit de poser cette question, parmi tous ces chats que l’on assassine, combien méritait vraiment de mourir ? 

Voilà pourquoi je choisirais toujours un chat sauvage, voilà pourquoi je les aime et voilà pourquoi j’aimerai que l’on sache quelle merveille de tendresse et d’amour ils représentent. 

Pour que vivent, Véronèse, Cobra, Fauvette et les autres.

 

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